Selma Alves, icône de la Zumba malgré les difficultés

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Coach sportif… un métier qui fait rêver, n’est-ce pas? Mais toi, installé derrière ton écran, tu te dis que ce n’est pas pour toi… Jamais tu n’arriveras à un tel niveau. Ces gens là, ils ont de la classe! Ca se voit immédiatement que le succès de leur carrière est du à un talent naturel, y’a pas à tortiller.

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DEVENIR COACH SPORTIF : UN PARCOURS SEMÉ D’EMBÛCHES

Et bien détrompe toi… Une arrivée au sommet est souvent précédée d’un long et tumultueux chemin, au cours duquel il faut se battre pour atteindre son but. Nombreux sont les coachs sportifs qui ont du faire face à des difficultés pour se lancer dans le métier. Hé oui, c’est humain! Nous avons tous la sensation d’avoir des boulets plus ou moins lourds attachés aux chevilles, qui nous empêchent de réaliser nos rêves. Et pourtant. Pour peu que l’on soit prêt à se donner les moyens pour aller la chercher, la réussite n’est pas si loin!

C’est que ce que va nous démontrer Selma Alves dans ce podcast (interview audio). Brésilienne et initialement danseuse de samba, Selma va nous raconter son parcours atypique, qui l’a menée aujourd’hui à être une coach sportive connue et reconnue dans le milieu du Fitness.

C’est au travers de pas mal de mésaventures (barrière de la langue, blessure à l’épaule, sacrifices financiers…) que Selma va vous donner ses meilleurs conseils de combattante pour ne rien lâcher. Laissez-vous aller au rythme de son accent qui sent bon la chaleur, et découvrez comment cette star de la Zumba et du jumping a su, pas à pas, faire de sa vie une « real succes story » à l’américaine. Prêt à savoir comment réussir en tant que coach sportif malgré les galères?

Vamos!

 

nb : le podcast se passe dans un bar bruyant parisien. On a essayé de faire ce que l’on pouvait pour réduire au maximum le bruit de fond. Malgré l’utilisation de micros-cravates, on entend un peu ce bruit. Merci donc pour votre compréhension 😉

RETRANSCRIPTION DE L’INTERVIEW DE SELMA ALVES

Camilia Courtois: Bonjour dans cette vidéo va interroger Selma Alves qui aujourd’hui va nous raconter son histoire.  Selma Alves,tu es éducatrice sportive depuis quelques années maintenant, n’est ce pas ?

 Selma Alves: Oui deux ans bientôt!

 Camilia Courtois: Elle a un parcours assez éclectique avec beaucoup de péripéties car Selma est brésilienne et ça n’a pas été toujours facile!

 Selma Alves : Tout à fait ! Bonjour à tous je m’appelle Selma Alves. Je suis brésilienne et  je suis arrivée en France en 2001.J’étais danseuse jusqu’à 2014. Entre-temps je voulais faire une reconversion professionnelle dans le sport. Qu’est-ce qui m’a amené dans le sport? La zumba. En tant que danseuse je devais garder la ligne et donc faire beaucoup de sport  notamment du RPM en tant que pratiquante. Justement c’est ma prof de RPM qui m’a parlé de la Zumba. Je ne connaissais pas la Zumba. Elle m’a dit toi en tant que danseuse qui adore dans le sport tu vas adorer. J’ai donc cherché sur internet, j’ai regardé et j’ai adoré. J’ai passé un basic 1 de Zumba en avril 2011 à peu près. C’était donc ma première certification en sport. Je voulais donc enseigner en avril la Zumba. Tout le monde voulait faire de la zumba, les profs s’y formaient beaucoup tout comme les adhérents. En septembre on m’a beaucoup demandé pour faire prof dans les salles, et associations. C’est ici que j’ai commencé à me tourner vers la législation française. J’ai vu que pour pouvoir enseigner et être rémunérée il fallait plus qu’une certification basic 1 de Zumba. Donc c’est là que j’ai commencé à voir à la fédération de sport de France pour voir ce que je pouvais faire. Je ne parlais et ne lisais pas bien  le français et ça ne m’aidait pas pour passer le certificat qui ne prend pas seulement en compte la pratique. D’ailleurs je n’avais aucune difficulté à pratiquer car j’étais danseuse.

 -À l’époque tu étais danseuse dans une compagnie en tant qu’intermittent du spectacle, c’est ça ?

 -Tout à fait! J’étais intermittent du spectacle au Brésil tropical depuis 6 ans. Donc là j’ai commencé à chercher pour le CQP (Certificats de qualification professionnelle).C’est où on s’est connu d’ailleurs. C’était en 2012 !

 -Tout à fait. C’était en juillet !

 -J’ai donc fait toute la démarche de fin septembre jusqu’à juin. Je me suis donc inscrite pour passer le CQP et c’était quelque chose, tu te souviens ? On était dans la même chambre ! Pendant que tu dormais, je passais mes nuits à réviser. Déjà que je suis Brésilienne, c’était pour moi un autre monde d’apprendre tout ce qui est muscles articulations en français. Pour moi le CQP c’était déjà un défi énorme Je savais que je ne pouvais pas tout apprendre. On avait peu de temps à l’époque pour faire la première partie, c’était seulement une semaine. On était confinés on mangeait, on dormait, on étudiait et  on faisait du sport sur place. Je ne pouvais  pas apprendre tous les noms et les assimiler je devais donc décorer. Et c’est toujours comme ça! J’ai donc commencé en 2012 et après le CQP m’a ouvert les portes pour aller au BPJEPS. D’un côté j’ai fini mes études obligatoires au Brésil et je suis arrivée en France à 18 ans car je cherchais un diplôme reconnu par l’État (BPJEPS).

 – Pourquoi as-tu eu envie d’aller plus loin ? Qu’est-ce qu’il te manquait ?

 -En tant que danseuse beaucoup de monde croit tout était acquis mais moi je voulais avoir un diplôme étant donné que je n’en ai pas passé au Brésil. De plus je voulais être sûr de moi et passer dans ce monde où les gens ont confiance en toi car tu es diplômé. À l’époque j’ai essayé de passer les tests  pratiques BPJEPS mais je n’ai pas réussi et notamment à cause de mon opération de l’épaule en 2009. J’ai donc passé le CQP. Entre-temps le BPJEPS s’est divisé. On  peut passer les deux mentions séparées. Yes ! C’est donc là que  j’ai eu ma chance !

 – Tu n’as pas fait la partie musculation, tu t’es concentrée sur l’option fitness ( cours collectifs) ?

 -Voilà c’était plus dans mon domaine. Aujourd’hui vu que j’ai réussi le BPJEPS, j’ai envie d’aller plus loin. Je veux me lancer des défis comme par exemple passer le diplôme sport adapté. Avant le BPJEPS, j’ai passé un diplôme de jumping fitness puis j’ai commencé à donner des cours à Paris en 2014. Ça faisait partie de mon projet d’action. De plus  j’ai pu instaurer mes cours dans une salle de fitness(Freeness) qui est connu partout en France. Je suis aussi responsable de 1 2 3 Mouv.

 -C’est une association ?

 -C’est ça, on a commencé de rien du tout et aujourd’hui on a des cours dans le 14ème arrondissement! Je suis la responsable depuis 5 ans De l’Élisabeth plage. C’est un événement qui dure 1 mois et où je donne deux cours par semaine. La première semaine on était 15, la deuxième 25, la troisième 50 et finalement  on a atteint 350 personnes la première année. Aujourd’hui on est à plus de 400 personnes lors de l’ouverture.

 -C’est un succès! Je me permets quand même de préciser que tous les événements cités se déroulent dans les grands lieux parisiens (gymnases..) qui sont difficiles d’accès à cause de la municipalité.

 -Tout à fait! C’est notamment grâce à la mairie du 14e arrondissement que l’association a pu collaborer afin d’obtenir des salles. C’était donc mon premier partenaire. Grâce à lui j’ai pu créer la journée brésilienne lors de la deuxième année au stade Elisabeth qui se déroule le dernier samedi de juillet. De plus il faut savoir que nous nous ne sommes pas rémunérés (profs) lors de ce projet et les gens viennent gratuitement. J’ai donc présenté cet argument, de la non rémunération, à des marques afin d’obtenir des sponsors. Aujourd’hui je suis en partenariat avec Fitness Boutique. De plus, les intervenants  qui participent à l’événement  ont des réductions dans leur magasin. C’est plutôt bien pour une personne qui n’est parti de rien.

 -C’est vrai ! De plus tout à l’heure tu parlais de la légitimité et c’est quelque chose d’important de pouvoir se dire aujourd’hui, voilà je suis devenu prof ! D’ailleurs Frédéric a fait un article récemment sur le coaching sauvage. Effectivement n’importe qui peut s’improviser  et se dire voilà, moi je suis prof.

 -C’est vrai mais en ce qui me concerne c’est quelque chose de personnel. J’avais vraiment envie de connaître le contact humain, d’aider les gens. En ce qui ce concerne le fait d’enseigner, je me suis mise dans une “boule” pour le BPJEPS.Je ne sortais pas je ne voyais personne. C’était d’une grande difficulté notamment le fait d’apprendre le français. Mais j’ai réussi malgré les épreuves et rattrapages!  D’ailleurs avant de finir le BPJEPS, je me suis engagé 6 mois dans le Pilate. Dans ma tête je ne me voyais pas réussir, j’étais fatiguée. Mais quand on veut quelque chose ça se joue dans le mental !

 -Où est ce que as-tu cherché cette force ? Qu’est ce qui t’as fait tenir ?

 -L’envie de réussir tout simplement ! Il faut se lancer les défis ! À l’époque pour moi le BPJEPS, c’était le mont-blanc à franchir. Mais j’ai réussi.

 -Je vois. Maintenant je pense à nos lecteurs du blog. Je prends l’exemple d’un jeune qui termine ses études ou d’une personne qui fait un métier qui ne lui plaît pas. Aujourd’hui ils se disent je ne vais pas réussir, je n’ai pas fait les  bonnes études pour me lancer dans le métier. Quels conseils peux-tu donner à toutes ces personnes qui nous regardent?

 – Faites une stratégie, rien n’arrive par hasard et rien ne va arriver comme ça. Chaque chose amène à une autre. Si j’avais tenté mon BPJEPS avant mon CQP, je n’aurais jamais réussi car c’était une grande barrière. Il faut y aller pas à pas. Aujourd’hui par exemple, faites la démarche, inscrivez-vous ! Demain c’est le dossier qui arrive, faites les papiers. C’est long mais il ne faut jamais lâcher! Moi je viens de la danse  et je ne viens pas d’une école où j’ai appris le français. J’ai dû y aller petit à petit. Pour moi il n’y a pas de  “c’est trop dur”. Tous les jours tu avances, tu fais un test si ça marche il faut continuer!

 -Quel conseil donnerais-tu d’un point vue financier? Par exemple toi, tu as dû faire des choix, tu as perdu des élèves…

 -Personnellement, j’ai eu de la chance. J’ai été financé par l’AFDAS lors de ma reconversion professionnelle.

 -L’AFDAS est un organisme pour les intermittents du spectacle n’est-ce pas ?

 -C’est ça il peut nous aider lors d’une reconversion professionnelle en finançant la nouvelle formation. J’ai eu des débuts difficiles j’ai perdu plus de 60 % de mes élèves. Aujourd’hui, j’ai de nouveaux moyens grâce à mes diplômes, expériences, capacités. Il ne faut pas voir un diplôme comme un simple diplôme derrière il y a des formations où l’on apprend beaucoup. On apprend à  être plus humain, plus ouvert et  à l’écoute.

 -C’est tout à fait vrai! Merci pour ton témoignage Selma Alves !

 -Je te remercie toi !

 -Merci d’avoir pris de ton temps, je pense que vous avez toute la route pour vivre de votre rêve. Le blog est là aussi pour vous aider avec tous les articles, les tutoriels vidéo et les formations. Ne lâchez rien.

 – Surtout mettez de l’amour dans ce que vous faites. Quand on y met de l’amour on ne compte plus les heures. Étudier les muscles par exemple jusqu’à 4h du matin ça devient un plaisir ! Les résultats suivront!

 -Merci Selma Alves! N’hésitez pas à nous retrouver sur le blog réussirsonbpjeps. A bientôt!

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