Le coach sportif indépendant c’est…

Un technicien de la pratique sportive ?

Entreprendre dans le coaching sportif… Voilà un métier devenu très à la mode. Et qui, dans sa perception par les clients et les professionnels, charrie bon nombre de clichés, de fantasmes… Et de contre-vérités pures et simples. Tout cela ne simplifie pas la tâche pour les nouveaux venus dans le métier qui cherchent leur voie. Et aimeraient plus de visibilité.

Car ne nous y trompons pas : entreprendre dans le coaching sportif c’est-à-dire comme indépendant est non seulement un métier, mais aussi et avant tout une création d’entreprise. Or, beaucoup d’acteurs dans la profession utilisent sans cesse d’autres mots-clefs : sport, passion, fitness… et c’est peut-être là que le bât blesse. Les jeunes diplômés se lancent dans le coaching indépendant en se percevant eux-mêmes comme des techniciens exécutants de techniques sportives. Et pas comme leur propre patron.

Or, si vous cherchez à entreprendre dans le coaching sportif, il est évident que vous ne faites pas ce métier pour des raisons purement alimentaires. Que vous aimez le sport et que vous êtes physiquement au-dessus du niveau de «  Monsieur et Madame tout-le-monde ». Par conséquent,  la mise en avant de ces éléments n’a strictement aucun intérêt, notamment du point de vue des clients… Pourquoi ? Tout simplement parce qu’il est inutile de commenter ce qui se voit très bien. Les clients viennent vous voir parce que ces points sont à juste titre considérés comme des acquis. Et non pas des avantages concurrentiels qui peuvent vous aider à vous démarquer sur un marché saturé.

Ou avant tout un chef d’entreprise ?

Et si le vocabulaire vient de changer, pour passer du champ lexical du sport à celui du Business, c’est voulu ! Car vous qui vous lancez pour entreprendre dans le coaching sportif, voyez-vous pour ce que vous êtes : un chef d’entreprise. Bien sûr, vous n’avez pas d’emprunt colossal, d’équipes de salariés à gérer, ou de fournisseurs avec des créances à 180 jours… Puisque vous n’êtes pas entrepreneur de travaux publics. En un sens, tant mieux. Toujours est-il que vous venez, mine de rien, avec votre numéro de SIRET et votre assurance, de créer une société. Et pour ne pas, comme plus de la moitié des diplômés du BP AF, quitter le milieu sous quelques années… Faute de réussir à vivre de votre passion, vous avez tout intérêt à vous voir vous-mêmes comme des patrons de TPE. Sinon, je vous assure que personne ne le fera.

Voici donc quelques conseils de base pour réajuster sa vision des choses et sa façon de réagir professionnelles. Et faire plus efficacement de sa passion un métier pour entreprendre dans le coaching sportif.

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Oubliez le travail

Temps de travail ?

Le manque de place me contraignant à être concis, autant être carrément lapidaire… En tant que patron, si vous travaillez, vous courrez à la faillite. Explication avant que ne retentissent les hurlements de protestation… Oublier le travail ne veut pas dire ne rien faire. Si vous venez du monde du salariat, vous avez été habitué à un « deal ». Celui d’échanger une dose convenue de votre temps contre une somme établie chaque mois. Et de cette contrepartie, découle un taux salarial horaire. Mais si vous conservez ce rapport au travail, à l’argent et au temps, vous finirez par faire des semaines de 60 heures… Pour la même paie qu’un salarié qui en fait 40, la stabilité de l’emploi en moins. Et c’est l’hypothèse optimiste pour ce qui est d’entreprendre dans le coaching sportif.

Pour entreprendre dans le coaching sportif, vous ne vendez pas votre force de travail à l’heure, vous transformez vos compétences, votre expérience, votre expertise, vos savoir-faire… En une prestation monnayable sur un marché solvable. Et votre but est de mieux gagner votre vie que quand vous étiez salarié, mais en travaillant moins (sinon, il fallait rester salarié, soyons logique !). Donc, ce qui doit vous importer, c’est le ratio rémunération / temps occupé, autrement dit, le retour sur investissement. Vous noterez l’utilisation de l’expression «  temps occupé » et non de « temps de travail ».

Ou temps occupé ?

En effet, en tant qu’indépendant, vous facturez un temps de présentiel. Mais quid du travail invisible indispensable au fait d’entreprendre dans le coaching sportif ? Quid des temps de trajets, de préparation, de débriefing, de documentation… Sans parler de vos entraînements personnels qui vous permettent de rester en avance sur vos clients. Ainsi que de la valeur ajoutée que représente 10 ou 20 ans de pratique. Quand ce n’est pas toute une vie dédiée à ladite pratique, qui, au final, fait pour grande part votre compétence ?

Ainsi, facturer par exemple 100€ pour une heure ne veut pas dire que l’on gagne 100€ DE L’HEURE. Ni même que l’on a fait payer 100€ pour UNE heure. Mais souvent plutôt pour quatre ou cinq… ce qui donne un taux horaire totalement différent. Et rend parfois pénible le discours de certains qui pensent que nous roulons sur l’or… Parce qu’ils nous voient empocher deux billets de cinquante ou plus pour 60 minutes de prestation.

Pour entreprendre dans le coaching sportif, oubliez donc le travail. Soit le rapport contractuel entre un temps d’effort et une somme d’argent garantis… Car ce principe qui régit le salariat devient nul et non avenu quand vous travaillez pour vous-mêmes. Demandez-vous honnêtement ce que VOUS seriez prêt à payer pour être coaché par vous si vous étiez quelqu’un d’autre. Oui, c’est de la schizophrénie volontaire (passagère, heureusement J )… Mais ça aide !

Oubliez le sport

Un critère parmi d’autres…

Vos clients se moquent totalement que vos biceps fassent 30 ou 40 cm de tour. Que votre IMG soit de 8 ou 15%. Ou que vous poussiez 100kg ou 200kg en 1-RM au développé-couché. Et ils ont raison : vous n’êtes pas sportif de haut niveau. On ne vous paie pas pour vos performances. Ceux qui vous paient le font parce que vous leur permettez d’effectuer les leurs. Vouloir devenir coach sportif simplement parce qu’on aime le sport… C’est aussi pertinent que de vouloir devenir réalisateur parce qu’on adore regarder des films. Certes, c’est un prérequis qui tombe sous le sens. Mais si votre projet n’est basé que sur ça, alors ce n’en est pas un, et donc… Vous courez à la catastrophe pour entreprendre dans le coaching sportif.

J’ajouterais même que si vous tombez sur des clients qui ne pensent qu’à vos médailles ou à vos scores maximaux, avant de décider si vous êtes « bon » ou pas pour entreprendre dans le coaching sportif, en estimant que c’est le seul et unique critère… Refusez-les. Je pèse mes mots. D’expérience, ces clients-là ne sont pas dans une vision émulatrice, saine, stimulante de la compétition… Mais dans une recherche prédatrice du dépassement officiel de l’autre. Ils veulent prouver qu’ils sont meilleurs que le prof, en somme. Et ça amène des tensions, des justifications alors que l’on a rien fait de répréhensible, et éventuellement, des blessures. Pour, au final, des clients qui vous lâcheront dès qu’ils auront soulevé 10 kg de plus que vous, sur un exercice symboliquement fort à leurs yeux.

… Mais qui n’est pas le coeur du métier !

Attention, il m’arrive de travailler avec des athlètes amateurs ou pros bien meilleurs que moi. Et c’est parfaitement enrichissant, qu’on ne me fasse pas dire ce que je n’ai pas dit ! On aura compris de quel genre de profil je veux parler. Mais, je le répète, la plupart des clients se fichent totalement de vos performances personnelles, tant qu’un minimum évident est acquis. Et tant mieux, parce que le cœur du métier n’est pas là. Entreprendre dans le coaching sportif privé, et collectif aussi d’ailleurs, est une prestation de services pour autrui ayant évidemment une forte composante physique et sportive… Mais sans toutes les autres dimensions moins directement évidentes, tout s’écroule.

Quand j’étais journaliste, mon rédacteur en chef m’a dit une chose que je n’ai jamais oublié : “On se fout de savoir ce que tu PENSES”. On veut savoir ce que tu SAIS ». Je crois fermement que cette maxime s’applique à notre métier. Ce dont vous êtes capable physiquement, en un sens, ça vous regarde. Mais le client viendra et restera si vous lui permettez de remplir SES objectifs, en accord avec SON niveau… Deux choses qui n’auront rien à voir avec VOS objectifs et VOTRE niveau.

Entreprendre dans le coaching sportif, c’est tout sauf être une personne payée à faire du sport toute la journée avec des gens. Un coach sportif indépendant, c’est quelqu’un qui est là pour l’autre, pas pour lui-même. Maintenez votre passion, vos entraînements, votre corps – qui est votre outil de travail -, en forme, bien sûr ! Mais ne croyez jamais que la pratique sportive directement perceptible et l’activité physique de premier terrain, est le cœur de votre métier. Car les clients ne sont pas de cet avis – et ce sont eux qui nous font vivre.

Oubliez les autres

Commencez par être soi-même

C’est peut-être un lieu commun. Mais si ça l’était vraiment, personne ne ferait l’erreur. Si vous essayez de faire comme font les autres, vous le ferez certainement moins bien :

  1. parce qu’ils le font depuis plus longtemps que vous, étant donné qu’ils sont déjà en train de le faire quand vous vous mettez à vouloir les copier, et
  2. parce qu’en essayant de faire comme quelqu’un d’autre, vous n’aurez jamais l’occasion de faire comme… vous.

Ce qui fera votre unicité pour entreprendre dans le coaching sportif, votre authenticité, votre cachet, votre patte… Appelez ça comme vous voudrez… C’est tout ce qui n’appartient qu’à vous. Donc tout ce qui vient d’ailleurs que le pur monde du fitness et de la formation (qui sont là pour fournir les bases essentielles et le dénominateur commun à tout professionnel compétent), vos précédents boulots, votre culture, vos autres passions, votre humour… Tous les éléments de votre vie que vous choisirez de dévoiler, parce qu’ils auront à vos yeux une pertinence envers vos clients, votre vision des choses… C’est tout cela qui changera la donne. Je vous promets qu’absolument tout peut et doit être utilisé à bon escient au sein de votre pratique professionnelle. Cela s’appelle, tout simplement « créer une culture d’entreprise ».

Pour développer une entreprise à son image

Et, pour rappel, vous ÊTES une entreprise. Et sans une identité forte, comment une entreprise peut-elle convaincre ses prospects, autrement que sur de simples éléments de communication ? Autrement dit : de devenir des clients chez elle, et de ne pas aller voir la concurrence ? C’est simple… elle ne peut pas. N’oubliez jamais qu’entreprendre dans le coaching sportif, c’est vendre une prestation de services immatérielle. Et qu’en dehors des résultats atteints par le client, certes fondamentaux, pour qu’il soit fidélisé et que le boulot soit bien fait, c’est son appréciation de votre personne, comme un tout, qui le fera rester ou partir.

Et le facteur humain fait que ce jugement n’est jamais totalement rationnel, prévisible, ou paramétrable en fonction de critères parfaitement objectifs. Mes clients, quand ils viennent me voir, ne viennent pas acheter une heure de coaching de la société Pirate Workout (ma société). Ils viennent « s’entraîner avec Alex ». Je ne dis pas que c’est LA bonne façon de faire. Je dis que c’est la mienne, qu’elle fonctionne pour moi, et qu’il vous faut trouver la vôtre.

Alors, me direz-vous, tout cela, c’est bien beau, mais comment faire pour entreprendre dans le coaching sportif ? Les idées ne manquent pas, la place, elle, si. Et pour les développer, il nous faut aborder quelques gros mots que l’inconscient collectif réserve à tort aux films hollywoodiens, aux patrons du CAC 40 et aux militaires sur les champs de bataille. Des mots comme objectifs, stratégie, tactique et logistique.

Mais tout ça… C’est une autre histoire.

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