Reconversion vers le métier de coach Pilates, après un CQP ALS Fitness et un BPJEPS AF

Vous rêvez de devenir coach sportif et vous hésitez avant de vous lancerdans une reconversion professionnelle ? Vous êtesdans la quarantaine, ou plus, et vous pensez être trop âgé pour devenir professeur de fitness ? Alors prenez letemps de lire mon histoire. C’est celle d’une vocation venuede mes entrailles, comme une seconde naissance.

Pour ceux qui ne me connaissent pas encore, je suis Laurence Broussier et j’ai 53 ans. Je suis coach Pilates et formateur indépendant sur Nancy. Sur le blog, je vous propose des consultations pour vous guider sur des projets de reconversion professionnelle et de VAE.

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Mes études, bien loin de ma reconversion dans le sport

Le choix d’une filière par défaut

Lorsque j’étais enfant et qu’on medemandait « Quel métier voudrais-tu faire plus tard ? »je ne savais jamais quoi dire. À aucun moment l’idée d’éducateur sportif ou de “prof de gym” ne m’a effleurée. J’étais bien tentée derépondre « institutrice » comme mes parents, mais je n’éprouvais pasd’attirance particulière pour les enfants. Au lycée, j’ai choisi lafilière sciences économiques et sociales parce que jen’aimais pas la physique et que j’étais fort intéressée par la compréhension des phénomènes de société.

A 17 ans, une fois le BAC B en poche, je suis entrée en classe préparatoire aux hautes études commerciales (H.E.C.) sans réelle conviction. J’avais un bon niveau scolaire et je pourrais toujours changer d’avis si cela ne fonctionnait pas. Après tout, j’avais une année d’avance ! Un travail acharné additionné d’un zeste de chance m’ont permis d’intégrer l’Institut Commercial de Nancy après une seule année de prépa.

L’expérience ICN Business school

A 18 ans, j’intègre l’ICN Business school, et je ne sais toujours pas ce que je veux faire de ma vie professionnelle. J’ai abordé cette école avec une grande ouverture d’esprit. Quels souvenirs me restent-ils de ces trois années ?

Ce que je n’aime pas … la comptabilité, les statistiques et … les directives que je ne comprends pas.Ce que je découvre et qui me passionne immédiatement : l’humain et la gestion opérationnelle des petites structures.

Les multiples séances de développement personnel avec des profs inspirés et parfois perchés forgent ma compréhension de l’humanité. J’apprends l’intelligence émotionnelle, l’analyse transactionnelle, la morphopsychologie… Je pressens que je détiens une clé pour mon avenir. 20 ans plus tard, je réhabiliterai ces connaissances pour ma reconversion professionnelle vers le coaching sportif !

L’envol vers la capitale

Mon stage de troisième année me conduit vers la région parisienne. J’intègre le service organisation de Drouot Assurances (maintenant AXA) à Marly le Roi. Nous sommes en 1988 et le groupe est en pleine restructuration. Je découvre la mécanique de l’assurance, la variété des systèmes d’information, les difficultés à restructurer des bases de données et les enjeux de la fidélisation. Déjà, j’apprenais les rouages du fonctionnement d’un club de fitness, alors que j’étais bien loin d’imaginer ma reconversion professionnelle dans le coaching sportif à 40 ans.

Le côté sport et loisirs

Enfant, ma principale occupation était de me cacher dans les arbres et de faire des cabanes dans le jardin. J’ai fait du hand-ball en club pendant une dizaine d’années. Lorsque mes parents m’ont proposé de faire du piano, j’ai refusé à cause du solfège que je trouvais très rébarbatif. Si j’avais su ce qui m’attendait à 40 ans dans ma reconversion de coach sportif, j’aurais eu une autre motivation !

Vingt années à Paris avant de faire ma reconversion dans le sport et le fitness.

Paris, les assurances, le fitness

Les années effervescence

Jeune cadre dans les assurances

A 22 ans, me voici parisienne et cadre dans l’assurance. Mes différentes missionsportaient sur de la formation, du marketing réseau et de lacréation de produit. Inutile de vous dire que l’expérience humaine fut intense ! J’ai appris à meremettre en question, à convaincre, à me faire respecter, à différencierles approches pédagogiques et à donner du sens auxenseignements.

J’alternais avec bonheur de joyeux séminaires avec des commerciaux indisciplinés et des séances de travail austères avec des actuaires et des juristes. Paris, la Bretagne, le Lot, l’Auvergne, le Nord… chaque région me faisait vivre ses particularités au travers des réseaux d’agences. Le niveau de mon stress professionnel était très élevé, je mangeais régulièrement au restaurant et j’étais rarement chez moi.

A fond dans le sport

J’étais soucieuse de ma forme et de mesformes. Aussi ai-je rapidement contracté un abonnement dans le plus grandréseau de clubs de fitness deParis : Gymnase Club, devenu Club Med gym.Je faisais partie des hyperfréquentantes du midi et/ou du soir selon lesrythmes de mes déplacements. A cette époque, les cours de rock’n roll faisaient fureur et c’estainsi que j’ai appris les danses de salon. Dans les années 90, on pouvaitdanser le rock un peu partout dans Paris pour quelques… francs.

Pendant mes déplacements, j’emportaismes baskets et je courais par tous les temps. Pour améliorer mes performancesen course à pied, j’ai pris une licence dans un club d’athlétisme. J’ai découvert les entraînements partous les temps, l’esprit d’équipe, la compétition surdes distances variées (5000, 10 et 15 km, puis les semi-marathons). J’aimaiscourir, mais je n’aimais pas la compétition. Peu m’importait de passer devantla personne qui courait devant moi, seuls comptaient mon chrono et la qualitéde ma foulée, au grand désespoir de mon entraîneur. Quel enseignementintéressant sur mes facteurs de motivation !

Lasse de la pression de la compétition, je me suis orientée vers les sports extérieurs de loisirs. Parmi mes meilleurs souvenirs en course à pied : les 10 km de Saint Emilion, le Marathon du Médoc, le Paris Versailles, les 10 km de Dublin …. C’était le début des randonnées roller le vendredi soir à Paris. Quelle expérience grisante et inoubliable que de sillonner les boulevards de la capitale « by night » sous protection policière !

Les 15 km de St Emilion, une de mes courses préférées, biens avant de penser à me reconvertir dans le sport.

Vineyards at Saint Emilion, France

Le recentrage

Chef de service : ma première expérience en management

Les années 2000 marquent une saturation de cette vie toujours en mouvement. Ildevenait vital de me poser et de limiter mes déplacements. De plus, j’avaisenvie d’encadrer une équipe. Vers quel type de structurem’orienter ? Les restructurations allaient bon train dans le secteur del’assurance avec un bouleversement de l’actionnariat traditionnel. J’avaisconstaté que j’étais incapable de travailler pour la rémunération d’unactionnaire au détriment du service aux clients et aux commerciaux.Ce n’était pas en accord avec mes valeurs.

C’est ainsi que je me suis tournée versle secteur de la prévoyance pour être chef de service marketing. Tout était à faire dans ununivers familial et artisanal, avec le soutien de l’ingénierie du groupeparitaire. J’encadrais une équipe de cinq chefs de projets en étant rattachéedirectement à la directrice générale. Les décisions étaient rapides, dans uneambiance de « bâtisseurs de cathédrales ».Tout cela me convenait parfaitement sauf que … le mode de management présentait une charge émotionnelle importante. Les volte-faceétaient fréquentes et difficiles à comprendre et par conséquent à faireadmettre par mon équipe. Je naviguais, avançais, tournais… et heureusement j’aibénéficié de formations gestion du temps, conduite de réunion, techniques de délégation,management d’équipe… J’ai découvert qu’un manager d’équipe doitavant tout manager… sa propre hiérarchie.

Cette expérience d’encadrement m’a été fort utile lorsque j’ai créé mon club de fitness à l’occasion de ma reconversion professionnelle dans le sport.

Des blessures à répétition (entorse, lumbago) m'ont ouvert la voie vers ma reconversion professionnelle vers le secteur du fitness et de la remise en forme.

Côté sport : les blessures, une révélation

Une jolie chute en roller et deux entorses craquantes à la cheville (toujours la même bien-sûr…) me donnent l’occasion de découvrir les bienfaits de l’ostéopathie. Les séances de thérapie crânio sacrale ont une incidence immédiate sur mon niveau de stress et sur ma compréhension des autres. Dans la semaine qui suit une séance, c’est comme si des nœuds se dénouaient et qu’une vérité voyait le jour. Comment des mains posées sur mon crâne sans mouvement apparent peuvent-elles générer ces effets ? Le corps serait-il lié à l’émotionnel ?

Depuis que j'ai ouvert mon club de remise en forme suite à ma reconversion dans le sport, j'ai toujours eu des chiens avec moi.

Mes blessures m’obligent à revisiter mes loisirs et à prendre le temps de marcher. Alors j’adopte une petite chienne cocker, boule de poil insatiable qui révèle un caractère de fugueuse. Grâce à elle, je découvre le comportementalisme animalier et l’éducation positive. Le principe ? Observer son animal, le comprendre, générer des situations de succès et renforcer les bons comportements avec une récompense. Vous voyez le lien avec la pédagogie dans le coaching sportif ?

Ma vie personnelle : une nouvelle priorité

Désormais éloignée de la trépidante vieparisienne, je vis à Vendôme à 45 minutes en TGV de Paris Montparnasse. Monbureau était au 44ème étage de la tour, cechoix était onéreux mais confortable. Mes semaines sont stables, calées sur leshoraires des trains. Je m’inscris dans un petit club defitness où je découvre le Bodybalance etle LIA (Low Impact Aerobic) avec Isabelle, la coache.

Je déménage à Châteaudun pour me rapprocher de mon conjoint et je change de club de remise en forme. Quel bonheur d’y retrouver Isabelle ! Elle est étonnante et super inspirante. Son sourire, son énergie et sa pédagogie me motivent tellement que je me débrouille pour ne louper aucun de ses cours de LIA.

L’arrivée de mon fils

Puis un événement modifie fondamentalement ma vie. A 37 ans, je deviens maman après une grossesse heureuse et … tout en avant ! Mon travail passe au second plan et je reprends mon activité quatre jours par semaine. Je suis de moins en moins épanouie dans mon travail. Avec le changement de résidence, mon temps de trajet est passé à quatre heures par jour avec de fréquents retards de train. Me voici à nouveau confrontée aux fusions d’entreprises et à la course au gigantisme. Les secteurs marketing sont durement touchés et on me cantonne à des missions d’études. Ce n’est pas étonnant : être chef de service à temps partiel avec de grosses contraintes de transport est totalement incohérent.

Mon travail ne m’apporte plus aucun plaisir. Ses inconvénients deviennent insurmontables : temps de trajet, missions d’études stériles, restructuration dont je connais trop bien le processus. Rien ne va plus.

Ma reconversion professionnelle dans le sport et le fitness a été initiée par les séquelles de ma grossesse (diastasis des grands droits).

Le rôle de mon ventre dans ma reconversion vers le sport

Ce cheminement de ma reconversion professionnelle dans le sport s’aligne avec celui… de mon ventre. Alors que mon fils en est sorti depuis 5 mois, j’ai le profil d’une femme enceinte de la même durée. Quelques consultations plus tard, le verdict est posé : diastasis des grands droits… La ligne blanche de mes abdominaux est restée écartée sur une vingtaine de centimètres. Pourquoi mes abdominaux ont-ils lâchés ? Quel type d‘exercices puis-je faire maintenant ?

Magali Théry, la créatrice de la formation en ligne Pilates autrement aurait su me répondre… Téléchargez ICI ses conseils d’expert pour l’entraînement sans pression.

Je n’ai plus envie de fréquenterles grandes salles parisiennes où il faut arriver 15minutes en avance pour avoir sa place en abdos-fessiers, seprécipiter pour prendre la douche avant les autres, et vite vite vite retournerau bureau à l’heure. C’est alors qu’un petit club de gym dédiéaux femmes ouvre ses portes juste à côté du bureau.Nous sommes en 2005, et les clubs du type Ladymoving sonten pleine expansion. Le principe du circuit machines sans contrainte horaireest très séduisant et adapté à mes contraintes. L’ambiance chaleureuse decette salle de fitness pour femmes constituent maseule motivation pour me rendre à Paris.

Une salle avec quelques tapis est mise à disposition de la clientèle. Elle est équipée d’une télévision et d’un… magnétoscope à côté duquel sont empilées quelques cassettes vidéo. C’est ainsi que j’ai découvert la méthode Pilates et ses bienfaits. La prof de fitness de Ladymoving m’explique le fonctionnement des abdominaux. Je découvre la notion de poussée abdominale et l’importance de la respiration. Les cours intensifs d’abdominaux auraient-ils été néfastes ? Pour la première fois, j’entends parler de posture. Sans le savoir, je venais de poser le premier jalon de ma carrière de coach Pilates, qui sera le deuxième volet de ma reconversion professionnelle dans le sport.

Pour en savoir plus sur les fondements de la méthode Pilates, et la formation Pilates 100% en ligne, cliquez ici vers mon article sur le sujet.

Du bilan de compétences vers l’idée

Mon moral est en berne avec un rythme devenu intolérable. Je pars de la maison à 5h45 et je rentre à 19h30 dans le meilleur des cas. Mon fils grandit, entre à l’école et je ne suis pas présente. Mon compagnon me soutient et m’encourage à quitter Paris pour créer une entreprise en Eure et Loir. Vais-je en avoir les capacités ? Comment me passer de ma rémunération et de tous les avantages du statut de cadre dans les assurances ?

Un bilan de compétences conforte mes qualités organisationnellesmanagériales et pédagogiques. Les résultats révèlent mon besoin absolu d’apporter un bien-être tangible pour m’épanouir. Et si j’apportais aux femmes de Châteaudun le même niveau de bien-être que celui que je trouve chez Ladymoving ? C’est ainsi que naît l’idée… d’ouvrir un club de fitness féminin en région dunoise. Cela devient une nécessité, une évidence.

Dès lors que ma décision fut prise, tout s’est enchaîné rapidement : négociation de mon départ, étude de marché, sélection d’un local, négociation avec les banques et mise en route des travaux. Ma nouvelle vie dans le fitness démarre en octobre 2008 avec l’ouverture du club Femmes en Forme. Il était prévu que je m’occupe de la gestion et du commercial, et que je m’entoure d’une équipe d’éducateurs sportifs diplômés d’état. Je passerais mes diplômes fitness plus tard quand le club serait lancé.

Début de ma reconversion dans le sport : ouverture d'un club de fitness pour femmes.

Le club Femmes en Forme en 2008.

Un CQP ALS pour commencer

Le rush de l’ouverture

Ceux qui ont créé une entreprise le savent, les semaines et lesjours qui précèdent l’ouverture sont intenses. Supervision des travaux,réception des livraisons, pose des sols, et bien-entendu obstacles administratifset réglementaires se succédaient à un rythme effréné. L’autorisationd’exploiter est validée in extremis. Les voyants étaient au vert et le jour del’ouverture approchait.

Le modèle Femmes en Forme prévoyaitune animation non-stop du circuit de 10h à 20h dulundi au vendredi. Pour mon plus grand bonheur, Isabelle avait accepté derejoindre l’aventure avec 2 autres coaches à tempspartiel. Mais ce n’était pas suffisant : il manquait 17 heures. Troisjours avant d’accueillir du public, je n’avais pas trouvé l’éducateur sportif manquant mais… unecommerciale. Il ne restait qu’une solution : j’allais animer les cours de fitness moi-même !

C’est ainsi que j’ai plongé dans le métier plus vite que prévu en animant le circuit de machines hydrauliques. J’ai démarré un certificat de qualification professionnelle animateur de loisirs sportifs avec la Fédération Française Sports pour Tous. Le cursus du CQP ALS était totalement adapté à ma situation : seulement 3 semaines en présentiel sur Orléans et le reste en structure.

Pour plus d’informations sur les caractéristiques du CQP ALS, consultez l’article “Prof de cours co : BPJEPS AF ou CQP ALS?”

Le début du sport santé

Les premiers mois furent d’une intensitésans égal. Je devais tout gérer : l’animation du circuit, le commercial,la gestion. Je ne touchais pas terre mais mon énergie était à la hauteur de madétermination. De plus, les horaires me permettaient de m’occuper de mon fils.

Forte de mon expérience personnelle, jesavais à quel point l’activité physique étaitbénéfique pour l’équilibre du corps et de l’esprit.Mon objectif était de permettre aux femmes d’entretenir leur ligne et deretrouver du tonus dans un lieu de détente convivial. Avec l’équipe, nous avonsœuvré pour que chacune se sente à l’aise, quelle que soit sa silhouette, sonniveau de pratique ou ses limitations articulaires.

Nous avons démarré le sport santé avant l’heure : grâce à nos adaptations, nous étions capables d’accueillir des personnes fragilisées par des maladies ou les épreuves de la vie. Après quelques mois d’exercice, ma trousse à outil d’éducateur sportif était déjà bien remplie !

Un CQP ALS avec la Fédération Française Sports pour Tous m'a permis de démarrer ma reconversion professionnelle dans le secteur du sport et du fitness.

Un CQP ALS avec la Fédération Française Sports pour Tous.

Le retour de mon ventre

La Fédération Sports pour Tous de la région Centre Val de Loire proposait des enseignements de qualité sur la méthode Pilates et les techniques douces pour les seniors. Très vite, j’ai suivi personnellement des cours de Pilates qui m’ont permis d’améliorer ma conscience corporelle. J’ai affiné mes connaissances anatomiques en engloutissant les ouvrages « Abdominaux arrêtez le massacre » de Bernadette de Gasquet« Abdominaux sans risques » de Blandine Calais-Germain. Encore aujourd’hui, je les consulte régulièrement.

Tout s’éclairait : ma sangle abdominale avait été affaiblie par mespratiques sportives et respiratoires, ainsi que la mauvaise gestion dema posture. Les cours d’abdominaux traditionnelset même la rééducation post partum dukiné n’avaient fait qu’empirer la situation. Dès lors je me suis sentieinvestie d’une mission : informer et éduquer le plus grand nombrepour leur éviter de faire la même erreur que moi.

Mon dossier de CQP a naturellement eu pour objet la mise en place d’animations « ventre plat en toute sécurité ».

Ma rencontre avec la musique

Animer un circuit training m’a permis de démarrer le métierd’éducateur sportif d’une façon confortable. Lesséquences de 30 ou 45 secondes étaient signalées par un effet sonore. Si jerencontrais des difficultés, elles ne duraient pas très longtemps. Jetravaillais régulièrement avec Isabelle devenue ma tutrice et je progressais rapidement dans laqualité et l’ordre des consignes.

Nous avons rapidement mis en placedes circuits à thèmes pour améliorer la fidélisation des pratiquantes et maintenirla motivation des profs. C’est ainsi que j’aicommencé à animer des basics sur le step,genoux répétitions, et autres séries. Pour changer de côté, c’était trèssimple…j’utilisais le gong.

Le moment que je vais vous raconter reste gravé dans ma mémoire comme si c’était hier. Isabelle, qui m’avait observée un certain temps m’a demandé « Comment fais-tu pour changer de jambe sur la musique ? » et moi de répondre « Eh bien c’est simple, quand ça sonne je change ». … Un blanc, une éternité… et elle me parle de l’organisation de la musique en blocs de 32 temps, du musical, du 1… Et moi je n’entendais rien ! Comme j’ai regretté de ne pas avoir fait de piano dans mon enfance ! Je me suis entraînée des heures et des heures pour parvenir à percevoir les subtilités de la musique. Probablement suis-je sujette à l’amusie (cf l’article de Camilia “Avoir la musique ou comment développer son sens du rythme”).

Au bout de plusieurs semaines, je suis parvenue à animer une dizaine de minutes de cours cardio chorégraphié en musique. J’ai obtenu mon CQP ALS et je comptais bien ne pas en rester là.

Commencer un CQP ALS fitness en animant un circuit training est très confortable.

Le circuit fitness Femmes en Forme en 2008.

Ensuite le BPJEPS AGFF mention cours collectifs

De vrais cours collectifs

Les adhérentes régulières dansleur pratique sportive constataient une réelleamélioration de leur condition physique.Elles ont demandé à aller plus loin avec des cours de step et de LIA.Le club concurrent venait de fermer ses portes, libérant un potentield’adhérents amateurs de cours collectifs. Lelocal voisin était vacant, une fois de plus les voyants étaient au vert.

En 2009, Happy Fizz, le bonheur qui pétille, ouvre ses portes. Nous avons attiré un nouveau public d’hommes et de femmes, plus sportif et avons fidélisé des adhérentes de Femmes en Forme qui ressentaient une lassitude sur le circuit.

BPJEPS AGFF : la préparation des tests d’entrée

Passer le BPJEPS AGFF mention cours collectifs était une évidence. Pour rentrer en formation, nous devions animer une séance de cours cardio chorégraphié de 10 minutes et une séance de renforcement musculaire cadencés en musique. Mes progrès sur la relation musique mouvement étaient indéniables, mais la moindre perturbation me faisait perdre le fameux grand “un”. Il va sans dire que le stress de la présence du jury pour un enjeu de taille représentait une GROSSE perturbation.

Voici comment j’ai procédé. Après avoir choisi une musique qui me plaisait avec des repères clairs, j’ai construit ma chorégraphie ET LA PEDA avec l’aide d’Isabelle. J’ai répété, répété et répété, tout appris par cœur. Je savais exactement quand la musique arrivait à 8 minutes pour faire le retour au calme et à 10 minutes pour m’arrêter.

Le jour des tests d’entrée, je me suis retrouvée dans un état que je ne pensais plus pouvoir ressentir ! Mon cœur battait la chamade, de la sueur froide dégoulinait sous mes aisselles, et j’avais des taches rouges plein le cou ! Heureusement, les heures de répétition ont payé, j’ai effectué ma prestation en musique et …en sourire sans me tromper (enfin, je crois…).

Ma reconversion dans le sport et le fitness : animation d'un cours collectif de bodybalance, mélange de Pilates et Yoga.

Bodybalance, concept Lesmills.

L’alternance du BPJEPS

Formasat, le Centre de Formation pour Apprentis des métiers du sport d’Orléans, proposait un BPJEPS en alternance sur 24 mois. Le brevet professionnel était en 10 UC (unités de compétence) et avec mon CQP ALS, j’en avais déjà 3. Le rythme de l’alternance était soutenu mais gérable : les jeudis et vendredis au CFA et le reste du temps au club. Mes collègues de formation avaient une vingtaine d’années de moins que moi. Ils apprenaient les chorégraphies et la relation musique mouvement avec une facilité déconcertante. Ils sont venus à mon secours plus d’une fois. Quant-à moi, je leur donnais un sérieux coup de main sur la rédaction de leurs dossiers. Nous étions très complémentaires.

Au club, je m’entraînais avec Isabelle. Avec patience, elle m’a appris à construire un cours de step ludique et facile à suivre. Sa gentillesse égalait son exigence et l’à peu près n’avait pas sa place. « Si ton groupe ne te suit pas, c’est que ta péda n’est pas fluide et que tes enchaînements manquent de logique. » Cette phrase est à jamais gravée dans ma mémoire.

En même temps, je continue mes formations Pilates avec le niveau intermédiaire, le petit matériel, les seniors, les femmes enceintes. J’améliore mes placements et ma pratique du mouvement en conscience. Dans toutes mes interventions, j’étais militante pour une pratique douce et respectueuse des abdominaux… Pas toujours facile car les habitudes étaient bien ancrées chez certains. Au risque de perdre de la clientèle, je suis restée fidèle à mes convictions. Les résultats étaient là et j’ai commencé à travailler en partenariat avec des sages-femmes et des kinés.

La prise en compte des émotions dans l’enseignement

En plus des enseignements traditionnels (anatomie, cours collectifs…), j’ai bénéficié d’une importante composante en développement personnel avec différents praticiens : kinésiologue, énergéticien, psychologue, préparateur mental…

Les incidences de la sphère émotionnelle sur le corps physique effleurées lors de mes blessures sont devenues limpides. Mon œil s’exerçait de plus en plus et j’ai affiné mes connaissances sur le rôle des diaphragmes. L’UC 10 du BPJEPS AGFF portait sur le sport santé. C’est tout naturellement que j’ai présenté la prévention des fuites urinaires chez la femme. Ma voie continuait de se tracer. En 2011, j’affiche fièrement mon diplôme et ma carte professionnelle à côté de ceux de mes collègues (conformément à la réglementation).

Coach Pilates et formateur indépendant

Une vision holistique de l’humain

Les années qui ont suivi ont été d’une richesse considérable. Formations Lesmills, conventions free style, formation Stott, PilatesZumba

Happy Fizz était un lieu où nousapportions du mieux-être par des vecteurs quis’affranchissent des barrières sociales et culturelles : le mouvement et la musique. Nousaccueillions tout type de public :hommes, femmes, jeunes, anciens, handicapés physiques mentaux, cadres,chômeurs, réinsertion sociale….

J’avais constitué une équipe pluridisciplinaire avec une énergie positive etdes compétences complémentaires, y compris vers destechniques alternatives comme la médecine chinoise traditionnelle, le shiatsu, la naturopathie,le yoga du rire, la méthode Feldenkrais.

Suite de ma reconversion dans le sport : devenir formateur auprès des BPJEPS AF et des CQP fitness.

L’évolution : tuteur puis formateur

Chaque année, nous accueillions des stagiaires BPJEPS AGFF, CQP ALS, ainsi que des BTS gestion et administration des entreprises. A ma grande fierté, ils ont tous décroché leur diplôme. Je suis devenue jury pour mieux connaître les attendus du diplôme et les épauler du mieux possible.

Dans la continuité de ce parcours, jesuis devenue formateur dans les organismes avec lesquels j’avais noué des lienstrès forts. Quel plaisir et quel enrichissement que de prendre du recul surun savoir-faire pour le rendre compréhensible etpermettre à d’autres de se l’approprier !

C’était pour moi l’occasion d’éveiller les consciences sur une approche respectueuse des abdominaux et de son corps. Je n’ai pas convaincu tout le monde, mais je suis certaine que j’ai semé de petites graines qui germeront un jour.

Reconversion vers le métier de coach Pilates, après un CQP ALS Fitness et un BPJEPS AF

A Nancy, je me déplace en vélo, avec mes ballons de Pilates.

La voie (voix) de mon ventre

Il y a trois ans, suite à un événementfamilial, je décide de rentrer près de ma famille en Lorraine. A 50 ans, jedébarque à Nancy au mois d’août et personne ne me connait. Après quelquesdémarches, j’apprends que Fitness Park donnedes cours collectifs en live et je décrochequelques heures de Zumba et yoga Pilates . Je découvre lefonctionnement d’un club de musculation dansun univers ultra concurrentiel. C’est qu’on ne compte pas moins de cinq Basic Fit autour de Nancy ! Rapidement, jetisse un important réseau relationnel avec des coachs sportifs dontje partage les valeurs, les organismes de formation notamment l’Institut des Métiersdu Sport de Nancy , le ministère et les associations sportives.

A mon grand plaisir, je rejoins la team du blog Réussir son BPJEPS pour des consultations sur les problématiques de reconversion professionnelle et de VAE.

L’an dernier, j’ai décidé de me consacrer intégralement au métier de coach Pilates indépendant. J’ai remis à jour mes connaissances avec la formation Pilates 100% en ligne de Magali Théry. Mon ventre et moi nous sentons pleinement en phase avec son approche car elle prend en compte les pressions abdominales et la protection du périnée.

La pédagogie de Pilates Autrement permet à chacun de s’écouter et de rendre ses mouvements plus justes. Elle sublime le rôle de l’éducateur sportif et facilite la réinvention de notre métier rendue indispensable par la crise sanitaire mondiale.

Être éducateur sportif inspiré et inspirant est pour moi une vocation venue en direct de mes entrailles… un besoin viscéral, vous l’avez compris. Si mon récit vous a interpellé, c’est qu’il y a un quelque chose en vous qui attend de voir le jour. Osez le mettre au monde, c’est le moment !

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