Camilia Courtois, la référente cours collectifs, aquatique et sport-santé du blog Réussir son Bpjeps , raconte son parcours pour vivre de sa passion pour le coaching sportif.

Vous avez l’activité physique dans le sang et vous rêvez de vivre de votre passion pour le coaching sportif ?
Dans votre job actuel, vous avez le sentiment de ne pas être tout à fait là où vous devriez être… C’est-à-dire à votre place : celle qui correspond pleinement à qui vous êtes et qui vous rendrait heureux. Tout simplement.

Alors lisez l’histoire de Camilia Courtois, la référente cours collectifs, aquatique et sport-santé du blog.

Au travers de cet article, Camilia nous relate son parcours éclectique : danse, fitness, musculation, yoga, natation, autant de disciplines qui l’ont conduite vers un seul et unique objectif : vivre de sa passion grâce au coaching sportif !
Avec une touchante sincérité, elle nous livre ses doutes et ses convictions pour inspirer au plus grand nombre l’audace de construire ses rêves pour être pleinement épanoui.

Si bouger et faire bouger sont indispensables à votre vie, vous ne perdrez plus une seconde pour vous lancer dans le merveilleux métier de coach sportif !

L’équipe éditoriale

livret gratuit pour bien choisir son centre de formation BPJEPS AF ou CQP IF - secteur métiers de la forme et fitness

Ma jeunesse : les prémisses de la passion pour le coaching sportif

La danse : une histoire d’amour depuis la petite enfance

J’ai toujours été une petite crapule. Vous savez, ce genre d’enfant terrible qui veut qu’on lui fiche la paix. Très secrète, toujours à raser les murs, complètement sauvage : un pur bonheur pour mon entourage ! Je respecte d’ailleurs beaucoup ma famille pour avoir discipliné la bête qui est en moi car, très franchement, le pari était loin d’être gagné d’avance.

Est-ce pour apprivoiser mon côté faussement calme que, dès petite, mes parents m’ont toujours fait pratiquer une activité physique ? Je ne le sais point… A vrai dire, je n’étais pas très sportive. Ni dans le mental, ni dans le physique. Plutôt bouboule et nonchalante, j’avais vraiment horreur qu’on me bouscule. Pour une raison inexpliquée, j’ai toujours aimé danser

Ah ça oui, on peut dire que la danse c’était mon kiff ! Un peu de musique, des gâteaux apéro et bim, c’était parti : j’étais bonne pour squatter le dancefloor jusqu’à pas d’heure. Il faut dire que mon père et ma mère étaient plus branchés sur les cafés-spectacles que sur les salles de fitness. Alors forcément, c’est assez naturellement que je me suis construite autour de cet art. D’abord en découvrant mon corps grâce à l’expression corporelle, puis en apprenant à le maitriser avec le contemporain.

Camilia Courtois, passionnée par la danse avant d'être passionnée par le coaching sportif.

J’ai adoré grandir dans cet univers. Pour l’enfant introvertie que j’étais, la scène était pour moi le lieu de tous les possibles : strass, paillettes et cotillons, tout y était beau, sublimé, parfait… Peut-être même trop parfait justement. Car la magie du spectacle s’arrête bien évidemment aux portes des coulisses. Au tombé de rideau, l’envers du décor dévoile une autre réalité : celle de la rigueur, du travail acharné et d’une discipline de fer.

Répéter le mouvement encore et encore. Peaufiner une chorégraphie sans relâche. Soigner chaque détail à l’infini. Tel était mon temps de loisirs à côté de l’école. Même si aujourd’hui, je ne me reverrais plus y consacrer autant d’énergie, je ne regrette en rien cette période. Car la danse, notamment le conservatoire, m’a enseigné quelque chose de fondamental dès le début de ma vie : celui que les choses qui paraissent simples ne le sont pas nécessairement. Et qu’il faut souvent beaucoup de courage et de détermination pour atteindre les objectifs que l’on se fixe.

Le sport de compétition : une découverte de l’adolescence, période de tous les défis

Comme je vous le disais, je n’étais pas vraiment une athlète dans l’âme. Une danseuse, oui, mais mes rapports avec la culture physique n’allaient pas plus loin. Puis est arrivée l’adolescence. Cette période infâme où les bras poussent plus vite que les jambes, et où on éprouve une délicieuse sensation de pizza-party permanente sur la tronche. Un souvenir impérissable.

Cela étant, l’adolescence, c’était aussi l’âge des potes et des challenges. Et ça, c’était super cool par contre ! C’est probablement le goût du risque et celui d’appartenir à une communauté qui m’a amenée à vouloir tester les sports collectifs et la compétition. Moi qui avais toujours évolué dans une sphère plutôt douce et très centrée sur l’esthétisme, je découvrais un milieu où le choc frontal était de mise. Et surtout sans artifices. Brut de décoffrage quoi.

Avec ma pratique du volley-ball et de l’athlétisme en club fédéral et à l’UNSS, j’ai développé l’esprit d’équipe et une certaine méthodologie d’entrainement. En effet : j’étais trop jeune pour le comprendre avant, mais devenue plus grande, j’ai enfin saisi que chaque discipline, quelle qu’elle soit, compte une préparation physique bien spécifique. Cette prise de conscience a radicalement changé mon approche du sport. Là où certains rechignaient à s’impliquer sur l’échauffement, les éducatifs techniques et les étirements, j’étais à fond ! Comme une dingue, j’aimais en baver sur la course à pied, les pompes et les abdos… À cette époque, on peut dire que se dessinait déjà là une des qualités de tout bon coach sportif qui se respecte : celle d’avoir le goût de l’effort.

Adolescente, Camilia Courtois, coach sportif BPJEPS AF, a développé le goût de l'effort avec son équipe d'athlétisme.

Mes entraîneurs étaient tellement inspirants que, à leur contact, j’avais d’ailleurs songé à être professeur d’EPS. J’avais rapidement écarté cette idée : à l’époque, les études supérieures de la filière sportive étaient loin d’avoir le vent en poupe. Le concours de L’Éducation Nationale étaient présentés comme hors-de-portée, les nombreuses manifestations contre la « Loi Fillon » défendaient avec peine la nécessité de maintenir l’éducation physique et sportive dans les programmes scolaires et l’université STAPS avait pour réputation de n’être qu’une usine à chômage. Pas très engageant… Et mine de rien, ce manque de perspectives a fortement ancré en moi une croyance des plus toxiques : celle que le sport, c’est bien, mais pour s’amuser. Point barre.

La création d’une association : un projet au service de ma passion pour l’activité physique

Et la danse me direz-vous ? Avais-je définitivement troqué mes chaussons contre des baskets ? Que nenni… Les deux univers coexistaient en toute harmonie car, je vous l’ai dit : la danse, c’était ma raison d’exister. La seule chose finalement qui donnait réellement un sens à ma vie. Impossible de l’oublier, elle était tout simplement incontournable dans mon quotidien. Pour résumer : je respirais, buvais et mangeais danse. Et cette passion, qui était déjà intense, n’a fait que s’amplifier lorsqu’à l’âge de 15 ans, j’ai découvert le Hip-hop.

Je me souviens clairement de ce jour : je participais au spectacle de fin d’année de mon association avec le groupe de modern-jazz dont je faisais partie. Bien que stressée par mon propre passage sur scène, j’essayais de ne pas perdre une miette de ceux des autres. Et là, la section Hip-hop a fait son entrée… J’ai eu comme un électrochoc. La salle était plongée dans le noir complet et d’un coup, sur fond de ce titre emblématique de Method Man & Redman, est apparu une dizaine de corps sans tête, vêtus de blanc et éclairés aux rayons ultra-violets. L’effet luminescent était juste énorme ! J’étais littéralement scotchée… L’ensemble était d’une puissance telle que c’est à ce moment précis que je me suis dit, des étoiles plein les yeux : « Moi aussi je veux faire ça ! ».

C’est ainsi que je me suis lancée à corps perdu dans l’aventure, en me spécialisant dans un style en particulier : le popping. Ce furent des années géniales où j’ai vibré comme jamais. J’estime avoir eu la chance de faire partie de cette génération où, le mouvement Hip-hop n’était pas encore trop institutionnalisé et tranchait avec tout ce qui était académique. J’ai connu les « trainings old-school » sous le dôme de Châtelet-les-Halles et le parvis de la Défense. Les soirées endiablées du Gibus, où je me rendais en pleine nuit après avoir « fait le mur » pour me sauver de chez moi. L’ambiance familiale du Juste Debout, lorsque celui-ci avait pris ses quartiers au stade Pierre de Coubertin, ainsi que les célèbres rencontres de la Villette. Des tonnes de bons souvenirs, vécus hors des sentiers battus… J’en ai passé des heures dans le RER, à trainer mon baggies et mes genouillères : car quoi qu’on en dise, rien n’égalait l’immense créativité de la banlieue. L’underground était une source inépuisable de talents et rien n’arrêtait notre soif d’apprendre et d’échanger.

Ma première expérience d’enseignement

C’est dans ce contexte que, à l’aube de ma majorité, j’ai vécu ma première expérience d’enseignement. À cette période, je dansais avec un « crew » de filles depuis quelques années que j’aimais beaucoup. Mais des divergences de point de vue commençaient à apparaître au sujet de la direction artistique de nos créations… Animées par un vent de liberté et une volonté d’exprimer notre propre vision de la danse, nous avons donc décidé de monter notre association, Bruits de vie, avec une des danseuses du groupe. Ce projet a été absolument formidable et je m’y suis découvert un attrait pour la fonction de professeur. 5 années de pur bonheur, soutenu par une centaine d’élèves tous plus motivés les uns que les autres et qui incarnait parfaitement le message véhiculé par l’un des pères fondateurs du mouvement, Afrika Bambaataa : « Peace, love, unity and having fun ».

Avec son association de Hiphop, Camilia Courtois, coach sportif BPJEPS AF, exprimait sa propre vision de la danse.

Le début de l’aventure fitness : quand la passion pour le coaching sportif se fait entendre

L’entrée dans la vie active

Fatalement et comme tout un chacun, j’ai grandi et un obstacle est venu se mettre entre mes passions et moi : l’entrée dans la vie active. M’étant tournée vers le métier d’éducatrice spécialisée, un secteur dont la promesse-phare était la garantie du plein-emploi, je me suis pris de plein fouet les contraintes du « monde des adultes » : horaires décalés, fatigue des transports en commun, réunions à rallonge… Il était absolument impossible de continuer une pratique sportive à heures fixes et encore moins de m’investir dans une dynamique collective. Cela tombait finalement plutôt bien car, je sentais que j’avais besoin de changement. La danse avait pris une place envahissante dans ma vie, tant au niveau de l’association que je gérais, que des colonies de vacances que j’encadrais grâce à mon BAFA ou encore des ateliers que je montais lors des stages que je suivais en structures médico-sociales.

La prise de recul sur la danse

Mais il y a surtout eu un élément crucial qui a tout fait basculer : j’ai compris à cette époque-là que je ne pourrais jamais faire de la danse mon métier. Je n’avais pas les épaules pour affronter ce milieu hyper concurrentiel et extrêmement exigeant. Faire le deuil de cette profession a généré comme une sorte de rejet de ma pratique amateur. Mon rêve de petite fille était brisé et je n’avais plus envie d’y dédier tout mon temps : le besoin de mettre de la distance pour changer d’air est apparu à ce moment-là comme une urgence. Il a donc fallu que je trouve une alternative satisfaisante, où je puisse canaliser l’énergie débordante qui était en moi. Car du haut de mes 22 ans, j’étais encore une sacrée pile électrique et j’avais grand besoin de me défouler.

La découverte de la gym suédoise

C’est mû par cette quête d’un nouveau centre d’intérêt que j’ai fait mes premiers pas dans le fitness. Rien, mais absolument rien ne me destinait alors à mettre un jour les pieds dans cet univers. Si ce n’est le destin… Eh oui. Qui ne connait pas cette scène cultissime du scribe, qui nous vante les mérites « des rencontres » ? Au-delà de son aspect on ne peut plus hilarant, ce monologue n’a d’égal que l’irréfutable vérité qu’il nous dresse : certaines personnes qui croisent notre chemin se révèlent être de précieuses ressources dans la construction de notre identité. Elles contribuent indubitablement à forger ce que nous sommes, en nous aidant dans les choix les plus déterminants de notre vie. Malika Benhadj de la Fédération de Gym Suédoise (rebaptisée Swedish Fit) est une de ces personnes.

Malika, vous la connaissez : elle a livré, lors d’un podcast adressé aux lecteurs du blog, ses meilleures astuces pour être plus charismatique en cours collectifs. Tout a commencé entre elle et moi un samedi matin pas comme les autres où, j’ai été testé un cours de Gym suédoise qu’une amie m’avait conseillé car « super sympa, tu verras, c’est une bonne ambiance ». OK, pourquoi pas : après tout, c’était gratuit et je n’avais rien de mieux à faire. Me voilà donc à me rendre au cours d’une la très plébiscitée Malika, dans un grand gymnase rempli d’une foule composée de tout type de gens : des jeunes, des vieux, des gros, des maigres, des grands, des petits, des blonds, des bruns, des chauves… Bref, une population aux couleurs de l’arc-en-ciel : cette idée d’universalité, façon « sport pour tous » me plaît d’entrée de jeu.

La révélation de ma vocation

La musique démarre et tout le groupe se met en route : la coach est au centre, les participants autour et il faut suivre les enchaînements proposés qui correspondent à « l’intensité Standard ». Le concept est séduisant par son côté sans prétention : peu importe le niveau de chacun, l’important c’est de participer. La playlist est entrainante, les exercices accessibles et je transpire à bloc : on peut dire que j’en ai pour le déplacement ! Contente d’avoir passé un bon moment, je me prépare à m’en aller, envisageant de m’inscrire à cette activité avec un forfait annuel. Mais c’était sans compter sur Malika qui m’alpague pour me demander : « Mais je ne t’ai jamais vu toi : ça fait longtemps que tu fais de la gym ? – Euh ben pas vraiment, c’est ma première fois – Ah bon ?? Et ça t’a plu ? – Euh, ouais, je me suis bien amusée – Top ! J’ai justement besoin d’une hôtesse d’accueil dans l’équipe : rejoins-nous. – Euuuh, OK… – Et puis après, tu passeras animatrice hein : parce que tu fais vachement bien les mouvements ! ».

Sur le coup, je flippe. C’est quoi ce guet-apens ? Je viens suivre un cours en mode détente et une parfaite inconnue cherche à me coller des responsabilités sur le dos : mais non merci en fait, laisse-moi tranquille ! Dans le métro, j’en suis toute chamboulée : je me repasse cette conversation en boucle, en tentant de prendre du recul sur ce qu’il vient de m’arriver. Puis je finis par trancher : après tout, qu’est-ce que je risque vraiment à essayer ce machin-là ? Bah rien finalement… Alors go !

Pour Camilia Courtois, la gym suédoise a été le révélateur de sa passion pour le coaching sportif.

Mes débuts comme prof de fitness : les signaux du corps me guident vers ma passion

Le bénévolat : un premier pas vers la professionnalisation dans les activités de la forme 

J’avais besoin d’exprimer toute la fougue de la jeunesse. Intégrer la Gym suédoise a clairement été la première pierre à l’édifice de ma professionnalisation dans le coaching sportif. J’y ai énormément appris. D’abord en passant ma formation initiale de « monitrice » en 2011. Puis en suivant des modules complémentaires axés sur les publics spécifiques, au travers de concepts tels que le Modéré. Cette opportunité que m’a offert la Gym suédoise a tout simplement été merveilleuse. N’ayons pas peur des mots, « la gym sue » c’était comme une famille. J’ai pu y faire mes premières armes dans le fitness et je m’y suis fait des amis qui me sont très chers, avec qui j’ai partagé des moments forts en émotions. Ah ça oui : on a ri, pleuré, transpiré, fait la fête, voyagé en Suède… La vie était belle grâce à la gym, qui tenait pleinement sa promesse de « joie du mouvement » !  Et curieusement, le démarrage de cette activité bénévole a coïncidé avec la fin de mes études dans le travail social.

Le questionnement sur le sens de ma vie

En effet, parallèlement à ma certification d’instructrice de Gym suédoise obtenue par le biais d’un brevet fédéral, je venais tout juste de décrocher mon diplôme d’état « d’éduc’ » : haut la main certes, mais sans grande conviction. Mes différents stages sur le terrain ne m’avaient pas du tout donné envie de faire ce métier. Bien au contraire, j’irais même jusqu’à dire qu’ils m’en avaient dégoûté. Autant j’avais adhéré à 300% au principe de relation d’aide, autant les problématiques institutionnelles me pesaient. J’avais la sensation d’être prise au piège dans un maillage territorial qui m’amenait, malgré moi, à servir certains enjeux politiques au détriment de personnes vulnérables. J’étais profondément dérangée par ce ressenti et je ne me voyais tout simplement pas évoluer dans cette carrière. Sous la pression du contrat social, j’ai pourtant été jusqu’au bout de mon cursus scolaire, bien à contre-cœur… J’ai même poussé le vice jusqu’à signer un CDI dans un service de prévention, situé dans une banlieue-nord de Paris.

Cette période a été particulièrement difficile, car je n’arrivais pas à me projeter dans l’avenir. Je me retrouvais coincée dans un boulot qui ne me plaisait pas et dont j’étais intimement convaincue que je ne ferais pas de vieux os. S’en est suivi une sorte de traversée du désert, où je me suis posée beaucoup de questions et surtout une : « Qu’allais-je donc bien pouvoir faire de ma vie ? ». Je vivais mes expériences passées comme des échecs. La danse, l’animation, le travail social : rien de tout cela ne pouvait m’apporter la satisfaction durable et nécessaire à l’exercice d’un métier où je serai heureuse, je le savais.

Ce désarroi a généré chez moi beaucoup d’angoisse : j’étais vraiment en stress total et en proie à une grande déprime. Perte du goût des choses, prise de poids, sommeil perturbé : autant de facteurs qui m’ont complétement fait perdre confiance en moi. Heureusement que la Gym suédoise était là pour m’aider à maintenir un minimum d’estime vis-à-vis de moi-même. C’était ma bulle d’oxygène, mon refuge, ma cabane dans les arbres, appelez ça comme vous voulez. J’y étais bien et ça, ça n’avait pas de prix. Je me sentais épanouie lorsque je donnais des cours, à ma place, alignée avec moi-même. C’était si bon !

Camilia Courtois, coach sportif BPJEPS AF, se sent alignée avec ses valeurs lorsqu'elle donne des cours collectifs de fitness.

Écouter les signaux du corps pour percevoir ceux de la vie

Mais après une année de plénitude sportive, une vilaine blessure est venue mettre le bazar dans tout ce joli scénario. Je sentais comme une gêne au niveau du dos depuis quelque temps, et après consultation médicale, le verdict est tombé comme un couperet : risque de tassement vertébral lié à une pratique excessive de sports à impact. Rien d’étonnant au vu de tout ce que je faisais subir à mon corps depuis des années : celui-ci, déjà bien traumatisé par les activités que je pratiquais en continu, en prenait encore un coup pendant mes vacances, avec des activités occasionnelles telles que le snowboard, la nage en eau libre et la moto.

Face à mon entêtement, le médecin du sport m’a sommé de me calmer sous peine de me retrouver en situation de handicap permanent. Bon, très bien… Je capte qu’il va me falloir ruser pour continuer à donner des cours malgré cette épée de Damoclès qui planait au-dessus de ma tête. C’est en fait cet évènement qui m’a amenée à me tourner vers les seniors. Avant, j’étais comme beaucoup de jeunes profs : les cours avec les vioques, on ne pas se mentir, ça ne me faisait franchement pas rêver. Mais bon, c’était ça ou rien alors je me suis motivée. Et bien vous savez quoi ? Je me suis é-cla-tée avec les anciens : une révélation !

Ils étaient non seulement beaucoup plus drôles que ce que l’on peut croire, mais ils m’ont surtout donné une grande leçon : « Camilia, la vie passe vite. Et la pire des choses c’est de partir avec des regrets. ». Je peux vous dire que cette phrase n’est pas tombée dans l’oreille d’une sourde. J’y ai souvent pensé, pendant que je continuais à m’embourber, lentement mais surement, dans un no-man’s land existentiel, et que mes démons ne cessaient de grandir. Complètement agitée, j’ai cherché l’inconnue à mon équation dans toutes les directions possibles et inimaginables : infirmière, comptable, professeur des écoles, architecte, cuisinière… Sans penser une seule seconde à ce que j’avais pourtant déjà entre mes mains : le coaching sportif. C’était tellement évident que je ne l’avais même pas vu. Incroyable n’est-ce-pas ? C’en est presque déconcertant… Et avec le recul, j’ai une hypothèse à ce sujet… Je pense que je ne m’autorisais tout simplement pas à me laisser porter et à écouter certains signes, qui pourtant m’incitaient explicitement à réaliser mon rêve : celui de vivre de ma passion grâce au coaching sportif.

Le CQP ALS AGEE : chronique du déclic vers ma passion dans le coaching sportif

Le rôle modèle, s’imposer un self-control rigide…

Tout compte dans un cheminement de vie. Aucun détail, aussi infime soit-il, n’échappe à cette règle. En ce qui me concerne, j’occupe la place de l’ainée de la fratrie. Celle du rôle-modèle en somme et qui doit montrer l’exemple. Pas tellement un cadeau ça… Cette position m’a beaucoup bridée dans mes envies. Cette injonction sociétale d’ouvrir la voie aux plus jeunes, de les guider, d’essuyer les plâtres en premier… C’est idiot, mais cette croix, je l’ai portée inconsciemment jusqu’à il y a très peu de temps. Je me rends compte qu’elle a été un frein considérable pour ma professionnalisation dans les activités de la forme.

Quoi qu’on en dise, le métier est méconnu du grand public et il a parfois mauvaise presse. « Le prof de sport », pour beaucoup de personnes, ça se résume, soit à un gogol en baskets qui porte un sifflet autour du cou, soit à un musculeux qui se balade en slip de bain devant un miroir. Flatteur, n’est-ce pas ? Face à cette piètre image, il était hors de question de se lancer « pour de vrai » dans ce domaine. S’il était acceptable de s’adonner à quelques heures de fitness en loisirs, l’idée d’en vivre ne se posait même pas tant cette alternative manquait de crédit, voire même de prestige.

Pffff. Si vous saviez comme je me trouve bête maintenant d’avoir joué à ce jeu superficiel. L’histoire du « job qui claque », c’est juste bon à se pavaner en soirée. Pour tout le reste, c’est du flan. Alors c’est sûr hein, ça flatte l’égo quand tu expliques ce que tu fais et que les gens te répondent : « Waaah, c’est trop bien, ça a l’air hyper intéressant ! ». Sauf qu’en réalité, l’écart se creuse peu à peu entre le personnage public et le vrai soi. Et cette incohérence finit par coûter très cher à la longue…

Le courage d’être soi

J’en étais donc là, en 2012. A me préoccuper d’entretenir le regard des autres plutôt que de me concentrer sur ce que j’avais à faire, à savoir : me lancer définitivement comme coach sportive. J’avais enfin trouvé ce que je voulais faire de ma vie, mais il me manquait encore le courage d’assumer ce choix. C’est là que la Gym Suédoise m’a, une fois de plus, permise de faire un bond en avant dans cette démarche de réorientation professionnelle. A cette époque, la fédération connaissait une croissance exponentielle : la petite association familiale s’éloignait, pour laisser progressivement place à une entité beaucoup plus imposante et qu’il fallait structurer. C’est en ce sens que l’équipe de formateurs proposa à quelques animateurs, triés sur le volet, de leur faire passer le CQP ALS AGEE.

Le CQP ALS AGEE et la carte professionnelle

Daniel Coury, le responsable pédagogique, avait eu vent de mon intérêt croissant pour le métier : c’est ainsi que j’ai eu l’immense chance d’intégrer l’une de ses promotions, organisées au travers d’un partenariat avec la Fédération Sportive et Culturelle de France. Le CQP ALS AGEE n’a fait que confirmer ce dont j’étais déjà intimement persuadée : que j’étais faite pour bosser dans ce milieu. Je me suis délectée de chaque contenu de la formation car tout me passionnait. Qu’il s’agisse des cours théoriques ou pratiques, j’étais emballée. Peu importe le temps que j’y passais : j’étais absorbée par ce puits sans fond de connaissances et qui me nourrissait chaque jour un peu plus.

Sans oublier l’expérience humaine qui fut hyper enrichissante. Le groupe comptait des profils divers et variés : pompier, sophrologue, athlète de GRS, danseuse de samba, triathlète… Tous venant des quatre coins de la France et même de l’étranger. Ce melting-pot était juste génial. Outre le fait de monter en compétences, le CQP ALS AGEE m’a ouvert l’horizon : pour la première fois de ma vie, j’allais pouvoir être rémunérée pour mes prestations et surtout les vendre où bon me semblait. Merci la carte professionnelle !

Camilia Courtois et ses collègues de promotion pour le diplôme CQP ALS AGEE.

Enfin accepter de lâcher-prise : une libération

C’est ainsi que pendant près d’une année, j’ai mené deux vies parallèles : éducatrice spécialisée le jour et éducatrice sportive le soir. C’était assez grisant car j’avais l’impression de me transformer à la nuit tombante, telle une héroïne de comics qui garde ses pouvoirs secrets à l’abri des regards indiscrets. Cette partie de cache-cache m’a vite lassée. J’en avais marre d’éparpiller mon énergie et l’envie de tomber le masque devenait pressante. Sauf qu’en toile de fond, campait toujours cette peur bleue de quitter mon précieux (bien qu’illusoire) confort du CDI. Paralysée par ce blocage interne, je n’arrivais pas à lever mes freins. Jusqu’au jour où, j’ai fait part de mes doutes à mon père.

J’étais venue lui rendre visite et, autour d’un café, je lui balance : « Je crois que j’ai envie de ne faire que du sport. J’en ai assez du travail social. Mais je ne sais pas si je vais pouvoir en vivre convenablement, j’ai peur de quitter tout ce que j’ai construit, de repartir à zéro… En même temps, je sens que je ne suis pas heureuse dans cette situation. Franchement, je ne sais pas quoi faire ! ». Mon père n’est pas quelqu’un de bavard. C’est, je crois, ce qui lui confère le sens du mot juste. Droit dans les yeux, il m’a répondu : « Il faut faire ce que tu as envie de faire ma petite fille. ». Ni plus, ni moins.

Cette phrase m’a délivrée. C’est comme si d’un coup, le voile que j’avais toujours eu sur les yeux s’était enfin levé. J’étais libre. Libre de faire ce que je voulais, et pas ce que je pensais que, à tort ou à raison, la société attendait de moi. Le café avait un goût de victoire. Même si je savais que le chemin serait semé d’embûches, j’avais fait le plus dur : décider de prendre la route, pour de bon. Et en toute sérénité.

Du BPJEPS AGFF et AAN à la Licence STAPS, en passant par le Yoga : la construction de ma passion

La réalité du métier de prof de fitness

À compter de ce jour, j’ai consacré toute mon énergie à ce projet de réorientation professionnelle. La période de transition a été longue et laborieuse, mais nécessaire. Si le processus de réflexion a pris du temps à mûrir, il a eu le mérite de me rendre prête. Prête à affronter tous les sacrifices qui m’attendaient. Car il y en a eu. Beaucoup. Mais j’étais tellement sûre de mon choix, que jamais je n’ai lâché le morceau. Pourtant, j’en ai eu des moments de faiblesse : tout n’a pas été rose, loin de là. Le milieu du sport est capable du meilleur comme du pire : je l’ai appris très vite et à mes dépens… Et ce dès le BPJEPS AGFF.

Moi qui débarquais de la Gym suédoise avec un côté très « cuicui les p’tits oiseaux, tout le monde il est beau, il est gentil », j’ai vite déchanté. J’ai découvert les salles de remise en forme low-cost et leurs conditions de travail déplorables. La jalousie de certains collègues, qui considèrent les futurs diplômés comme une menace et un ennemi à abattre. La méchanceté de certains clients qui vous poussent à bout, par malin plaisir de tester vos nerfs. Sans compter la fatigue physique : certains soirs, le corps a mal, très mal. Vous allez au club la boule au ventre, quasi tétanisé d’avoir à monter sur l’estrade, priant pour ne plier sous la barre chargée à bloc. Oui, cette réalité du métier existe. Je n’ai pas envie de vous la dissimuler, car ce serait irresponsable de ma part.

L’énergie de la révélation de ma vocation

Si j’écris cet article aujourd’hui, ce n’est certainement pas pour vous vendre du rêve. Ni pour vous dissuader de vous lancer comme coach sportif d’ailleurs. Oh non. Bien au contraire. Mon ambition est celle de porter un message d’espoir à tous ceux qui, comme cela a été mon cas, n’osent pas vivre de leur passion. Pourquoi à votre avis, malgré tous les déboires que je vous ai conté plus haut, me suis-je accrochée à ce métier ? Parce qu’il coule dans mes veines déjà. C’est ce que j’ai voulu amener au travers de mon récit : lorsque vous êtes fait pour quelque chose, celui-ci viendra vous chercher d’une manière ou d’une autre. Quoi que vous fassiez et aussi intense soit votre fuite en avant, le sport vous collera et il transpirera par tous les pores de votre peau. Preuve en est ma propre histoire.

Si je n’ai jamais voulu renoncer, en dépit de quelques bonnes claques et désillusions, c’est que j’ai croisé des gens extraordinaires tout au long de mon parcours. Qu’il s’agisse de coachs dont j’ai suivi les cours, de formateurs qui m’ont enseigné, de clients qui m’ont fait confiance, de collègues avec qui j’ai collaboré… Chacun d’entre eux m’a aidé à grandir, à devenir une meilleure version de moi-même et à me dépasser chaque jour pour ce beau métier. Je pourrais rédiger de nombreuses lignes sur ma formation continue, tant celle-ci n’a cessé de s’étoffer au fil des années. Rappelez-vous de cette histoire de « virus du mouvement », évoqué par l’équipe éditoriale au début de cet article… Je vous le dis tout net : j’ai été piquée en plein cœur et j’espère sincèrement être « infectée » jusqu’à la fin de mes jours. C’est si excitant d’apprendre !

La soif d’apprendre : le tourbillon des diplômes sportifs

Oui, c’est un peu mon élixir de jouvence à moi l’apprentissage. A chaque formation, je redeviens une enfant, c’est magique ! Du CQP ALS AGEE, je suis passée au BPJEPS AGFF (ancienne dénomination du BPJEPS AF). Moi qui m’y connaissais un peu en fitness, mais pas du tout en haltérophilie et musculation, j’ai pris goût à la science des programmations d’entrainement. J’ai voulu en savoir plus. Je me suis lancée dans une licence STAPS APA par le biais d’une procédure VAE. La fac m’a apporté un point de vue encore différent, et l’opportunité de passer le BNSSA grâce aux secouristes de la Croix Blanche. La graine de l’aquatique et du sport-santé étant semée, le cercle vertueux a continué de plus belle avec une certification en Yoga et un BPJEPS AAN.

Camilia Courtois est multidiplômée : BPJEPS AF, licence STAPS et BPJEPS AAN (maître nageur)

Un vrai tourbillon de diplômes qui a renforcé l’amour que je porte depuis toujours à la profession. C’est donc naturellement que j’ai à cœur d’œuvrer sur le terrain, mais aussi de transmettre ma passion à mes pairs, c’est-à-dire vous : les coachs et futurs coachs sportifs. Et de quelle manière ? Je vous le donne dans le mille : via le blog Réussir son BPJEPS bien sûr !

Le blog : l’accomplissement de ma passion dans le coaching sportif

À la rencontre d’un projet incarné par une personnalité

C’est à la suite d’une annonce publiée sur le groupe FB de Christophe Bats que j’ai rencontré Frédéric Balussaud en 2017. Sa vision des choses et ce qu’il souhaitait développer sur cette plateforme digitale m’a donné envie de m’impliquer dans ce projet. Aider la communauté des coachs sportifs francophones via une plateforme digitale, quelle belle perspective d’épanouissement !

J’avais déjà occupé un poste de formatrice au sein de la Gym suédoise, mais l’accompagnement pédagogique sous forme numérique m’était totalement inconnu. Moi qui n’avais jamais exercé qu’en présentiel auprès de mes stagiaires, j’ai vu dans la proposition du blog un énorme défi à relever. Surtout qu’à ce moment-là, tout était encore à construire, à imaginer, à inventer… Bref : un potentiel qui m’a poussée à sauter, sans hésiter, dans le grand bain de la formation en ligne et à distance.

L’épanouissement de travailler en équipe pour une vision commune

Je suis vraiment heureuse aujourd’hui de partager mon expérience à la communauté que forment les lecteurs du blog. Je suis particulièrement fière de faire partie d’une équipe qui se bat pour que notre métier reste digne de ce nom. Car le blog, c’est avant tout un projet militant. Si le milieu du coaching sportif peut regorger de pépites, il convient d’admettre que son équilibre est très fragile. Si l’on n’y prend pas garde, le rêve peut vite se transformer en cauchemar. D’où l’importance de développer un mindset d’acier, au travers d’outils tels que la préparation mentale par exemple, et surtout : de bien s’entourer. L’environnement est un des facteurs-clefs du succès, notamment si vous souhaitez vous lancer dans l’entrepreneuriat. Pour réussir, il est indispensable de s’appuyer sur des personnes qui vont vous tirer vers le haut et vous aider à atteindre vos objectifs. C’est bien ce que nous nous employons à faire (modestement) au quotidien, afin que vous gardiez envers et contre toutes les idées reçues, cette belle flamme qui vous anime.

Militer dans un projet militant pour défendre la beauté du métier

On vous martèle que le secteur de la remise en forme et du bien-être est saturé, voire menacé par la crise ? Faux ! Regardez cette interview de Fred qui saura vous rassurer sur l’avenir des coachs sportifs. On vous fait gentiment comprendre que si vous n’avez pas le sens du rythme, ce n’est même pas la peine de vous lancer comme professeur de fitness ? Faux ! Prenez connaissance des conseils de Laurence qui, grâce une méthodologie originale, a su développer son oreille musicale. On vous soutient mordicus que le métier de coach sportif est totalement précaire et qu’il ne faut même pas espérer en vivre correctement ? Faux ! Découvrez les astuces d’Alexandre quant à l’art de pratiquer des tarifs élevés et qui vous apporteront d’excellents revenus.

N’oubliez jamais une chose : les objections que certaines personnes tenteront d’introduire dans votre esprit ne sont ni plus ni moins que leurs propres peurs, projetées sur vous et les autres. Ces discours malveillants ne doivent pas vous empêcher d’avancer vers votre rêve. Croyez-moi, si j’avais écouté tous les avis de comptoir, je n’aurais jamais accompli tout ce chemin. Je serais encore à Paris, prisonnière d’une vie qui ne me correspond pas. Mais j’ai décidé de prendre mon destin en main et, tel un chat souple et agile, de bondir et même rebondir… En provoquant le changement. En s’adaptant continuellement, par des prises de risques régulières et qui renforcent ma capacité de résilience. N’en déplaise à ceux qui n’ont pas cru aux valeurs que je défends et à la qualité de vie à laquelle j’aspire… Et qui ont, parfois, essayé de me manipuler pour servir leurs intérêts économiques et financiers. Je suis toujours dans le game et plus heureuse que jamais, héhéhé !

Camilia Courtois, coach sportif sport santé est convaincue que les possibilités qui s'ouvrent aux coachs sportifs pour vivre de leur passion sont infiniment vastes.

Partager mon expérience pour vous rendre plus fort

Aujourd’hui je vis pleinement mon métier de coach sportive. Pourtant, j’en ai fait des erreurs stratégiques qui auraient pu sonner le glas de ma carrière. Pas mal même. Et pour lesquelles l’addition fut salée. Ce qui est dommage, c’est que je suis tombée dans des pièges que j’aurais pu éviter si j’avais été mieux conseillée. Alors certes, se casser la figure fait partie intégrante du jeu : savoir tirer parti de mauvaises expériences est une qualité à part entière qu’il est indispensable de développer… Mais tout même : à mon humble avis, il y a des bêtises dont on peut faire l’économie. C’est d’ailleurs bien la mission première du blog : vous informer au maximum sur l’avant, le pendant et l’après-diplôme, pour que vous soyez le plus épanoui et confiant possible dans votre projet professionnel.

Mon grand bonheur : aider les coachs sportifs à vivre de leur passion

Car le métier a tellement de facettes différentes qu’il est aisé de s’y perdre… Raison pour laquelle nous nous faisons un plaisir de vous aider à faire le tri, pour construire ensemble les bases d’un plan d’action solide, concret et efficace. Quand je vois des reconversions professionnelles comme celle de Laura, ancienne stagiaire de la Prépa Online, je suis plus motivée que jamais pour continuer à vous accompagner… Dans l’aventure que vous souhaiterez mener ! Musée National du Sport, service pédiatrique en CHU, associations et clubs LGBT… J’ai vécu des expériences formidables qui m’ont fait réaliser que les possibilités qui s’ouvrent aux coachs sportifs sont infiniment vastes : il y a vraiment de quoi s’amuser !

Alors, si vous manquez d’inspiration pour booster votre carrière, vous réinventer ou vous lancer après votre diplôme… Contactez-nous ! En croisant vos envies et nos idées, on devrait pouvoir monter un truc chouette pour votre business plan, j’en suis certaine. À bientôt !

livret gratuit pour bien choisir son centre de formation BPJEPS AF ou CQP IF - secteur métiers de la forme et fitness